J'aperçois Un Petit Homme, Tout Petit, Le Regard Porté Vers L'extérieur, Dans Ce Grand Train, Où Il Parait Perdu. Ce Petit Homme A Peur, Il Semble Craindre Toutes Les Grandes Dispositions De Ce Monde, Ces Choses Qui Ne Sont Pas A Sa Hauteur...
Il Croit Pouvoir Lutter Contre La Fatalité, En Vain. Ce Petit Homme Est Dévoyé, Egaré..
Je Suis En Face De Lui Dans Ce Grand Wagon Où Il Est Seul Et Vulnérable.. Cet Homme Ressemble A Un Lilliputien, Pourtant Ce Ne Sont Que Des Apparences..
Ce Lilliputien M'inspire La Crainte, Malgré Sa Taille, Sa Toute Petite Taille..
Sur Les Murs, Il Projette De Grandes Ombres Chinoises, Pourtant Il Est Ridicule, Ce Petit Homme..
Mon C½ur S'emballe Dès Qu'Il Me Considère, Il Est Tout Petit Et Pourtant Si Puissant Face A Moi Qui Suis Un Mastodonte Face A Lui..
Mon C½ur S'emballe, Je Dévale Les Couloirs Du wagon, Je M'effraie.. Je Me Retourne ; Il Disparaît..
Soudain, Un Bris De Glas, Le Lilliputien Est Armé D'un Crochet, Il Me Poursuit..
Je Me Dissimule Dans Le Wagon Suivant, Des Chauve-Souris Prennent Peur, Elles Enveloppent Mon Poursuivant Me Laissant Haletant L'espace D'un Court Instant..
"Il" Fait Des Volatiles Mouvants Ses Alliés, l'Homme Au Crochet Me Rattrape, Les Oiseaux Noirs M'attaquent..
Je Tente Une Evasion Par Les Sièges Des Wagons.. Il Me Suit Toujours, Avec Sa Si Petite Taille, Et Ses Yeux Si Noirs Et Pénétrants..
Il Veut Me Transpercer, Avec Son Crochet Si Aiguisé..
L'ombre De l'Homme Au Crochet Envahit La Surface Du Train, Il Fait Noir, Sombre, Je Me Trouve Dans Une Obscurité Totale..
Il A Des Yeux De Chats, Noirs, Perçants, L'obscurité Est Son Terrain De Jeu Privilégié.. Il Voit Tout Dans Le Noir, Et Moi Le Néant..
Il Est Maître De Mon Destin..
J'aperçois L'embrasure, Elle Me Paraît Encore Si Loin, Je Me Laisse Choir, Le Lilliputien Va M'éventrer, Je N'aurais Jamais Eu Le Plaisir D'aimer..
Adieu..